La question s'est posée au cours d'une récente mission, alors que le cahier des charges était rédigé depuis longtemps et que la livraison du dispositif approchait. L'accessibilité de l'Intranet (sujet déjà abordé sur ce blog avec la restitution de la présentation de l'Intranet de la BNF) avait bien été envisagée dès le cahier des charges mais il avait alors été décidé de s'en tenir à sa prise en compte native par la solution.

Un audit complémentaire, effectué sur le dispositif en recette, est venu plus tard ajouter une couche d'accessibilité indispensable.

Dans l'ordre des priorités, les mesures identifiées sont les suivantes :

  1. La mise en place des liens d'échappement en début de page, permettant d'accéder au menu, à la recherche, au contenu ;
  2. Un menu de navigation exploitable, fonctionnant au clic plutôt qu'au survol ;
  3. Des contenus hiérarchisés automatiquement, via un CMS qui attribue les titres H1, H2, H3... de manière transparente pour le contributeur, en fonction de la mise en forme souhaitée ;
  4. L'utilisation de documents PDF texte et non image : plus légers, indexables... et lisibles par les logiciels de synthèse vocale.

Vous noterez que les trois premiers points sont des modifications structurelles, qui ne reposent pas sur le bon vouloir des gestionnaires et contributeurs. Seule la dernière mesure nécessite une formation ou a minima une sensibilisation de ces derniers. Elle peut cependant être en partie imposée, par une limitation du poids des fichiers autorisés. Enfin l'attribut "alt" sur les images, systématiquement mis en avant dès qu'on parle d'accessibilité, et oublié une fois sur deux dans la pratique, ne fait pas partie de cette liste.