Plusieurs intervenants étaient invités à débattre sur les usages et pratiques du RSE : Philippe Charton (EDF), Alain Garnier (Jamespot), Yves Simon (Social Computing), Sylvain Hudelot (Orange et son RSE Plazza) et Pierre Milcent (IBM).

Le débat, animé par Michel Germain (Arctus, fondateur de ClubNet), a débuté par un rapide tour d'horizon des grandes évolutions du web :  web 1.0, web 2.0 ("le web 1.0 qui a réussi"), web square (web + monde), web 3.0 (sémantique), web cube (intelligence collective)…

Je ne retranscrirai pas ici toute la teneur des échanges - qui ont duré deux heures - mais quelques remarques qui m'ont paru particulièrement intéressantes :

• Nous sommes passés en quelques années, au sujet du RSE, de l'hostilité à l'intégration, la question de son utilité étant devenue une évidence, ne serait-ce que pour les gains de productivité procurés. 50% des entreprises du CAC 40 disposent aujourd'hui d'un RSE ou sont en cours de réflexion sur le sujet.

• Dès que la personne est dans son environnement professionnel, son niveau d'exigence augmente. Elle n'a pas bénéficié d'une quelconque conduite du changement lors de la création de son compte Facebook ou de son profil Linkedin ; il n'est pas concevable qu'elle puisse s'en passer en interne !

• Le RSE agit comme une surcouche à l'Intranet traditionnel - dit Intranet 1.0 - avec lequel il fait finalement bon ménage. Même s'il tend à fagociter les espaces collaboratifs et la gestion documentaire - c'est dans le RSE que se passent rapidement tous les échanges documentaires - et à aspirer toute l'information non structurée (i.e. la grande majorité des échanges), les habitudes de consommation en entreprise doivent être respectées : même avec un RSE, un Intranet 1.0 reste indispensable.

• Les collaborateurs sont devenus les premiers médias. La crédibilité donnée à la parole est forte : l'avis d'un collaborateur aura souvent plus de poids qu'une information descendante, émanant de la direction. Les notions de recommandation et de confiance sont donc essentielles. 

• La technologie permet dans le contexte du RSE de cartographier l'invisible, dont les relations indirectes entre les personnes.

• Le RSE s'inscrit dans le quotidien des individus. Il faut leur apporter une capacité d'interaction avec une masse d'information sans cesse croissante, impossible à gérer en l'état, mais avec le moins d'efforts possible afin d'éviter les ruptures.

• Le RSE impacte les métiers de la communication, dont les techniques ont dû s'adapter. La direction de la communication interne jouait auparavant son rôle de propriétaire des médias ; elle est devenue animateur de réseaux.

Je finirai sur les 4 clés du succès de la mise en oeuvre d'un projet RSE, selon Michel Germain : savoir raison garder, proposer l'acceptable, procéder par étapes et mesurer pour mieux piloter.

A lire ailleurs :


Clubnet, association des professionnels de l'Intranet
• L'Union des Annonceurs